Brève autobiographie


Jérôme Dufay

Artiste professionnel

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Pour m’éveiller à la peinture, j’ai eu la chance de rencontrer deux personnes qui, dans des domaines très séparés, était fous d’art. L’un était Monsieur Lascroux, mon instituteur. Un vrai « hussard de la République », toujours en blouse grise, maniant facilement la règle pour taper sur les doigts des plus agités de la salle de classe, ou de celles ou ceux qui oubliaient d’apprendre leurs leçons. Ce socialiste molletiste, au caractère rugueux, avait le don de transmettre aux élèves ses passions pour la littérature antique, Homère, l’Enéide et l’Odysée, et pour la peinture et ses grands maîtres.

Avec lui, nous entrions dans l’univers et les ateliers des Van Gogh, Vlaminck, Monet, Utrillo, et dans leur secret des couleurs.

L’autre demeurait le village voisin du domicile familial, Varengeville-sur-Mer. Georges Braque. De lui, je ne voyais passer que la limousine aux vitres teintées, mais je savais qu’il était à bord. Il m’arriva enfin de le croiser à l’église de la paroisse de sa résidence lors de l’office célébré pour l’inauguration et la bénédiction des vitraux dont il avait réalisé les cartons.

 Je découvris son œuvre bien plus tard, mais pouvoir respirer en même temps que lui le vent cru du Pays-de-Caux fut le plus grand honneur qu’il puisse me faire.

C’est encore plus tard, bien après les aquarelles et gouaches de la scolarité, que je m’essayai à l’huile. Les premières tentatives réussies m’encouragèrent à poursuivre. Bien que mon métier ait pu me conduire chez des plasticiens et à leurs soirées de vernissage, je dus remettre à plus tard mes projets picturaux. La peinture est une maîtresse jalouse qui n’admet aucun autre concubinage. Elle prend l’être tout entier.

Près de quarante ans passèrent donc avant que je renoue avec elle d’un amour intact. J’en suis encore à l’amadouer, la comprendre, la chercher dans les recoins de mon âme et de mon être. Elle peut me faire sortir du lit à 4 heures du matin, ou me priver de sommeil une grande partie de la nuit. Comme elle peut aussi sortir de mon esprit pour me laisser partir à la quête de nouvelles inspirations.

Mes toiles sont signées Jérôme Dufay. C’est un nom de famille que j’ai pris comme nom d’artiste. C’est d’abord celui d’un grand cousin, mort durant la Seconde Guerre Mondiale. Fait prisonnier durant la Débâcle de 1940, il avait été libéré en état de total épuisement, le corps meurtri et mutilé par ses geôliers. Son retour d’Allemagne chez sa mère avait été son ultime voyage. Son nom ne figure sur aucune stèle et même pas sur sa propre sépulture. De cette façon, son nom revit à travers ma peinture.

Mon patronyme est Pierre Mabire. Je suis né en décembre 1945 dans le Cotentin, à quelques pas de la mine de fer de Flamanville-Dielette où mon père avait été boutefeu à la fin des années 1930. C’est lui qui plaçait les charges de dynamite dans les failles des galeries pour pulvériser les blocs de minerai afin de pouvoir les remonter à la surface.

Fils de mineur, finalement, par les temps qui courent, c’est mieux porté qu’être fils de ministre.

 

Waking to painting, I had the chance to meet two people who, in very separate areas were crazy art. One was Mr. Lascroux, my teacher. A true "hussard de la République", still in gray blouse, easily handling the rule to slap on the wrist of the most restless of the classroom, or those who forgot or learn their lessons. This socialist, the rough character, had the gift to teach students his passion for ancient literature, Homer, the Aeneid and the Odyssey, and for painting and its masters.With him we enter the universe and the workshops of Van Gogh, Vlaminck, Monet, Utrillo, and their secret color.
The other remained the neighboring village of the family home, Varengeville-sur-Mer. Georges Braque. From him, I could not pass the limousine with tinted windows, but I knew he was on board. It finally came to me to cross at the parish church of his residence at the office celebrated the inauguration and blessing of the windows he had realized the boxes.

I discovered his work much later, but able to breathe at the same time that he believed the wind Pays de Caux was the greatest honor he could do to me.

It's even later, well after the watercolors and gouaches of schooling, I tried myself to oil. The first successful attempts encouraged me to continue. Although my job could take me to the artists and their opening nights, I had to postpone my pictorial projects. Painting is a jealous mistress who admits no other concubinage. It takes the whole being.
Nearly forty years passed before I therefore revives it a love intact. I'm still coax, understand it, look for it in the recesses of my soul and my being. It can get me out of bed at 4 am, or deprive me of sleep most of the night. As it can also get out of my mind to let me go in search of new inspiration.
My paintings are signed Jérôme Dufay. It's a name that I took as artist name. It is primarily that of a cousin, who died during the Second World War. Taken prisoner during the debacle of 1940, he was released in exhaustion status, body bruised and mutilated by his captors. His German back home his mother was his ultimate journey. His name is not on any stele and even on his own burial. In this way, his name lives again through my painting.
My name is Pierre Mabire. I was born in December 1945 in the Cotentin, a few steps from the Flamanville Dielette-iron mine where my father had been a blaster in the late 1930s was he who put the dynamite charges in the galleries flaws to pulverize ore blocks in order to ascend to the surface.
Miner's son, finally, for these days, it's better being worn son of minister.

 


MES EXPOSITIONS

2018

Août : LONG (80) - Exposition collective à la salle des Fêtes.

 

Juin : ABBEVILLE - "Festival Estival d'Art Contemporain". Exposition collective avec 26 plasticiens de l'association Oz'Art.

 

Mai : PARIS - PONT DES ARTS - Exposition éphémère.

 

Mai - GLISY (80) - "De terre et d'eau". Exposition en solo à la Salle d'Art.

 

-   4 AVRIL - MAI -  CORBIE (80)Maison du tourisme – Exposition « Grains de sel » - 50 tableaux signés Jérôme Dufay.

 

 2017

-          Novembre 2017 : AMIENS-BOVES. Salon d’Automne des Amis des Arts de la Somme. A la cité de l’Artisanat – Amiens-Boves

 

-          22, 23, 24 septembre 2017 : AMIENS-BOVES. « Grand format » - à la cité de l’Artisanat – Amiens-Boves.

 

-          Juillet : POURVILLE-SUR-MER (76). Rétrospective de mes cinq dernières années de peinture, sous le titre « Doris et Falaises ». Plus de 300 œuvres exposées.

 

-          Juin : Bertangles (80). Salon de printemps des Amiens des Arts de la Somme. Oeuvre exposée : « Pays de Caux », acrylique sur bois de 90 x 190 cm.

 

-          Avril : Abbeville (80). Maison du Tourisme de la Baie de Somme. Exposition « Bleu sarcelle », avec Patricia Langlet en invitée d’honneur.

 

-          Février : Paris, avenue de Suffren. Galerie d’art au Village Suisse. Salon « Erotisme ».

 

2016

 

-          Novembre : Salon d’automne des Amis des Arts de la Somme. A la cité de l’Artisanat – Amiens-Boves

 

-          Etc…

 

Ci-contre : "Pays de Caux", tableau à l'acrylique 90 X180 cm.
Jérôme DUFAY 2017

Classé "Grand Label d'Art pour le Climat",

par l'Alliance Mondiale Art pour le climat

Juin-juillet 2018 - Crèvecoeur-le-Grand :  (expo à mon atelier).

 Mai 2018 - Paris / Exposition éphémère au Pont des Arts.

Tableau de gauche : "L'enfance derrière les barbelés".

Droite : "Une mère qui a tout perdu, sauf la vie de ses enfants".

Glisy (80) - Mai 2018 - Exposition en solo "De terre et d'eau".

Juillet 2017 - Pourville-sur-Mer (76). Espace de la mer. "Doris et Falaises".

100 tableaux en exposition.